Histoire du nombre d'or

    On le désigne par la lettre grecque Φ (phi) en hommage au sculpteur grec Phidias (né vers 490 et mort vers 430 avant J.C).

    Dans le livre VI des "Eléments", Euclide évoque le partage d'un segment en "extrême et moyenne raison" et fait apparaître le nombre d'or comme un nombre irrationnel. Il y présente aussi la plupart de ses propriétés géométriques. Cependant, il ne mentionne pas son rôle de "divine proportion".

    Fibonacci,  né en 1180, créa une suite de nombre (portant son nom) qui conduit au nombre d’or : chaque terme est égal à la somme des deux termes précédents (1 ; 2 ; 3 ; 5 ; 8 ; 13 ; 21 ; 34 ; 55...). Si  l'on fait le rapport d'un nombre sur celui qu'il précède, on découvre que ce rapport tend vers Φ

    Puis, c'est en 1509 que le moine Luca Pacioli, dans "De divina proportione" considère les attributs esthétiques de Φ. Il montre aussi qu'on retrouve la divine proportion dans l'architecture et la peinture.

    De nos jours, de nombreux mathématiciens et historiens s'intéressent aux propriétés et à l'utilisation de ce nombre : ils le cherchent dans les oeuvres de grands peintres et sculpteurs. Certaines personnes contestent le fait qu'il ait été réellement utilisé : selon eux, les proportions trouvées sont dûes au hasard, sont approximatives ou résultent de constructions géométriques trop complexes pour être intentionnelles.

    Quant à son nom, il a évolué avec le temps. Le mathématicien et moine franciscain Luca Pacioli (1445 ; 1517) parle de « Divine proportion », plus tard le physicien Johannes Kepler (1571 ; 1630) le désigne comme le « joyau de la géométrie ». Alors que pour Léonard de Vinci, ce sera la « section dorée ». Il faudra attendre 1932, avec le prince Matila Ghyka, diplomate et ingénieur, pour entendre le terme de « nombre d’or ».

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